Message du Pape François pour le Carême 2019

Message du Pape François pour le Carême 2019

« La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu »
(Rm 8,19)

Chers frères et sœurs,

Chaque année, Dieu, avec le secours de notre Mère l’Eglise, « accorde aux chrétiens de se préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié » (Préface de Carême 1) pour qu’ils puissent puiser aux mystères de la rédemption, la plénitude offerte par la vie nouvelle dans le Christ. Ainsi nous pourrons cheminer de Pâques en Pâques jusqu’à la plénitude du salut que nous avons déjà reçue grâce au mystère pascal du Christ : « Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance »(Rm 8,24). Ce mystère de salut, déjà à l’œuvre en nous en cette vie terrestre, se présente comme un processus dynamique qui embrasse également l’Histoire et la création tout entière. Saint Paul le dit :« La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19). C’est dans cette perspective que je souhaiterais offrir quelques points de réflexion pour accompagner notre chemin de conversion pendant le prochain carême.

1. La rédemption de la Création

La célébration du Triduum pascal de la passion, mort et résurrection du Christ, sommet de l’année liturgique, nous appelle, chaque fois, à nous engager sur un chemin de préparation, conscients que notre conformation au Christ (cf. Rm 8,29) est un don inestimable de la miséricorde de Dieu.

Si l’homme vit comme fils de Dieu, s’il vit comme une personne sauvée qui se laisse guider par l’Esprit Saint (cf. Rm 8,14) et sait reconnaître et mettre en œuvre la loi de Dieu, en commençant par celle qui est inscrite en son cœur et dans la nature, alors il fait également du bien à la Création, en coopérant à sa rédemption. C’est pourquoi la création, nous dit Saint Paul, a comme un désir ardent que les fils de Dieu se manifestent, à savoir que ceux qui jouissent de la grâce du mystère pascal de Jésus vivent pleinement de ses fruits, lesquels sont destinés à atteindre leur pleine maturation dans la rédemption du corps humain. Quand la charité du Christ transfigure la vie des saints – esprit, âme et corps –, ceux-ci deviennent une louange à Dieu et, par la prière, la contemplation et l’art, ils intègrent aussi toutes les autres créatures, comme le confesse admirablement le « Cantique des créatures » de saint François d’Assise (cf. Enc. Laudato Sì, n. 87). En ce monde, cependant, l’harmonie produite par la rédemption, est encore et toujours menacée par la force négative du péché et de la mort.

2. La force destructrice du péché

En effet, lorsque nous ne vivons pas en tant que fils de Dieu, nous mettons souvent en acte des comportements destructeurs envers le prochain et les autres créatures, mais également envers nous-mêmes, en considérant plus ou moins consciemment que nous pouvons les utiliser selon notre bon plaisir. L’intempérance prend alors le dessus et nous conduit à un style de vie qui viole les limites que notre condition humaine et la nature nous demandent de respecter. Nous suivons alors des désirs incontrôlés que le Livre de la Sagesse attribue aux impies, c’est-à-dire à ceux qui n’ont pas Dieu comme référence dans leur agir, et sont dépourvus d’espérance pour l’avenir (cf. 2,1-11). Si nous ne tendons pas continuellement vers la Pâque, vers l’horizon de la Résurrection, il devient clair que la logique du « tout et tout de suite », du « posséder toujours davantage » finit par s’imposer.

La cause de tous les maux, nous le savons, est le péché qui, depuis son apparition au milieu des hommes, a brisé la communion avec Dieu, avec les autres et avec la création à laquelle nous sommes liés avant tout à travers notre corps. La rupture de cette communion avec Dieu a également détérioré les rapports harmonieux entre les êtres humains et l’environnement où ils sont appelés à vivre, de sorte que le jardin s’est transformé en un désert (cf. Gn 3,17-18). Il s’agit là du péché qui pousse l’homme à se tenir pour le dieu de la création, à s’en considérer le chef absolu et à en user non pas pour la finalité voulue par le Créateur mais pour son propre intérêt, au détriment des créatures et des autres.

Quand on abandonne la loi de Dieu, la loi de l’amour, c’est la loi du plus fort sur le plus faible qui finit par s’imposer. Le péché qui habite dans le cœur de l’homme (cf. Mc 7, 20-23) – et se manifeste sous les traits de l’avidité, du désir véhément pour le bien-être excessif, du désintérêt pour le bien d’autrui, et même souvent pour le bien propre – conduit à l’exploitation de la création, des personnes et de l’environnement, sous la motion de cette cupidité insatiable qui considère tout désir comme un droit, et qui tôt ou tard, finira par détruire même celui qui se laisse dominer par elle.

3. La force de guérison du repentir et du pardon

C’est pourquoi la création a un urgent besoin que se révèlent les fils de Dieu, ceux qui sont devenus “une nouvelle création” : « Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5,17). En effet, grâce à leur manifestation, la création peut elle aussi « vivre » la Pâque : s’ouvrir aux cieux nouveaux et à la terre nouvelle (cf. Ap 21,1). Le chemin vers Pâques nous appelle justement à renouveler notre visage et notre cœur de chrétiens à travers le repentir, la conversion et le pardon afin de pouvoir vivre toute la richesse de la grâce du mystère pascal.

Cette“impatience”, cette attente de la création, s’achèvera lors de la manifestation des fils de Dieu, à savoir quand les chrétiens et tous les hommes entreront de façon décisive dans ce “labeur” qu’est la conversion. Toute la création est appelée, avec nous, à sortir « de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (Rm 8,21). Le carême est un signe sacramentel de cette conversion. Elle appelle les chrétiens à incarner de façon plus intense et concrète le mystère pascal dans leur vie personnelle, familiale et sociale en particulier en pratiquant le jeûne, la prière et l’aumône.

Jeûner, c’est-à-dire apprendre à changer d’attitude à l’égard des autres et des créatures : de la tentation de tout “dévorer” pour assouvir notre cupidité, à la capacité de souffrir par amour, laquelle est capable de combler le vide de notre cœur. Prier afin de savoir renoncer à l’idolâtrie et à l’autosuffisance de notre moi, et reconnaître qu’on a besoin du Seigneur et de sa miséricorde. Pratiquer l’aumône pour se libérer de la sottise de vivre en accumulant toute chose pour soi dans l’illusion de s’assurer un avenir qui ne nous appartient pas. Il s’agit ainsi de retrouver la joie du dessein de Dieu sur la création et sur notre cœur, celui de L’aimer, d’aimer nos frères et le monde entier, et de trouver dans cet amour le vrai bonheur.

Chers frères et sœurs, le « carême » du Fils de Dieu a consisté à entrer dans le désert de la création pour qu’il redevienne le jardin de la communion avec Dieu, celui qui existait avant le péché originel (cf. Mc 1,12-13 ; Is 51,3). Que notre Carême puisse reparcourir le même chemin pour porter aussi l’espérance du Christ à la création, afin qu’« elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, puisse connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu » (cf. Rm 8,21). Ne laissons pas passer en vain ce temps favorable ! Demandons à Dieu de nous aider à mettre en œuvre un chemin de vraie conversion. Abandonnons l’égoïsme, le regard centré sur nous-mêmes et tournons-nous vers la Pâque de Jésus : faisons-nous proches de nos frères et sœurs en difficulté en partageant avec eux nos biens spirituels et matériels. Ainsi, en accueillant dans le concret de notre vie la victoire du Christ sur le péché et sur la mort, nous attirerons également sur la création sa force transformante.

Du Vatican, le 4 octobre 2018,

Fête de Saint François d’Assise.

FRANÇOIS

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Hafatry ny Papa ho an’ny Karemy: Tazomy mafy

Hafatry ny Papa ho an’ny Karemy: Tazomy mafy

 Ny Karemy dia fotoana fihavaozana ho an’ny Fiangonana, ho an’ny fikambanana rehetra ary ho an’ny mpino tsirairay. Fa indrindra “fotoam-pahasoavana” (2 Kor 6,2).

Tsy mangataka n’inon’inona amintsika Andriamanitra ka tsy efa nomeny antsika tam-boalohany izany : “Tia isika satria Andriamanitra mihitsy no tia antsika mialoha” (1 Jo 4,19). Mihevitra antsika Izy. Mivimbina antsika tsirairay ao am-pony, fantany ny anarantsika, miahy izy ary mitady antsika rehefa manalavitra azy isika. Mahaliana azy isika tsirairay ; tsy mamela azy hikimpy manoloana izay manjo antsika ny fitiavany.

Misy fotoana anefa, rehefa milamina isika sady misosa avokoa izay atao, hadinontsika tanteraka ny mijery ny hafa (tsy mba manao izany na oviana na oviana Andriamanitra Ray), tsy raharahantsika intsony ny olana mianjady amin’ny hafa, ny fijaliana sy ny tsindrihazolena mihantra aminy… dia latsaka ao anaty tsy firaharahiana ny fontsika : rehefa salama tsara aho sy mahomby izay ataoko, hadinoko izay ao anaty fahasahiranana. Izany fihetsika feno fitiavan-tena, tsy mivaky loha ny hafa izany, dia miparitaka hatraiza hatraiza, hany ka azo lazaina fa misy ankehitriny ny fanatontoloana ny tsy firaharahiana. Aretina misoko tsy maintsy atrehina izany noho ny maha-kristianina antsika.

Rehefa mivelona amin’ny fitiavan’Andriamanitra ny vahoakany dia ahitam-baliny ireo fanontaniana sesilany apetraky ny vanimpotoana. Iray amin’ireo sedra mafy mitranga, tiako hasongadina amin’izao hafatra izao, ny fanatontoloana ny tsy firaharahiana. Ny tsy firaharahiana ny eo akaiky sy ny tsy firaharahiana an’Andriamanitra dia fakampanahy mpahazo, na dia isika kristianina aza. Noho izany, mila mihaino isika, isaky ny Karemy, ny antsoantson’ireo mpaminany izay manandram-peo sy mamoha antsika. Miraharaha izao tontolo izao Andriamanitra, nomeny hatramin’ny Zanany lahy aza mba ho famonjena ny olona rehetra. Noho ny fahatongavan’ny Zanak’Andriamanitra ho nofo, ny fiainany tety an-tany, ny fahafatesany sy ny fitsanganany ho velona, dia nisokatra tanteraka ny varavarana nanelanelana an’Andriamanitra sy ny olombelona, nanelanelana ny lanitra sy ny tany. Ny Fiangonana no toy ny tanana mihazona izany varavarana izany tsy hihidy rehefa mitory ny Vaovao mahafaly, mankalaza ny sakramenta, maneho ny finoany amin’ny asa feno fitiavana (jereo Gal 5,6).

Kanefa izao tontolo izao dia mihidy aman-trano no sady manakatona ilay varavarana fidiran’Andriamanitra ao amin’ny olombelona sy ny olombelona ao amin’Andriamanitra. Noho izany dia tsy tokony ho gaga ilay tanana, dia ny Fiangonana, rehefa voatosika, voahosihosy sy maratra. Izany indrindra no ilàn’ny vahoakan’Andriamanitra fihavaozana, hiala amin’ny tsy firaharahiana sy tsy hihidy aman-trano. Ireto misy soridalana telo zaraiko aminareo mba handinihana izany fihavaozana izany.

1. “Raha misy rantsambatana iray marary dia miara-marary aminy ny rantsambatana rehetra” (1 Kor 12,26) – Ny Fiangonana

Ny fitiavan’Andriamanitra izay mamongotra ny fitiavan-tena mahafaty tsy mijery ny hafa, dia atolotry ny Fiangonana antsika ao anatin’ny fampianarany ary indrindra ao amin’ny fijoroany ho vavolombelona. Tsy afaka hijoro anefa ka hitory amin’ny hafa izay zavatra tsy mbola nodiavina. Ny kristianina dia izay mamela an’Andriamanitra hampitafy azy ny hatsarampanahiny sy ny famindrampony, hampitafy azy an’i Kristy ka hanahaka azy, mpanompon’Andriamanitra sy ny olona. Ny litorjian’ny Alakamisy Masina, ny fanasàna tongotra, no mampatsiahy antsika izany. Tsy nanaiky hosasàn’i Jesoa tongotra i Piera, saingy takany avy eo fa i Jesoa dia tsy nampiseho fotsiny ny tokony hifanasantsika tongotra. Izay hanasa ny tongotry ny hafa dia efa tsy maintsy nanaiky hosasàn’i Kristy tongotra aloha. Izy irery ihany no hanana “anjara” miaraka aminy (Jo 13,8) sy afaka hanompo ny olombelona.

Fotoana tsara ny Karemy hamelàna an’i Kristy hanompo antsika sy hampianatra ny fomba fanompoany. Amin’ny alalan’ny fihainoana ny Tenin’Andriamanitra izany, sy ny fandraisana ny sakramenta, indrindra fa ny Eokaristia. Ao isika no manjary lasa ilay raisintsika : Vatan’i Kristy. Noho io vatana io, tsy hahazo laka ao am-pontsika intsony ny tsy firaharahiana. Satria izay an’i Kristy dia vatana iray aminy ka tsy misy intsony ny samy maka ho azy. “Raha misy rantsana iray monja marary, miara-marary
aminy ny rantsana rehetra ; raha misy rantsana iray ravo, miara-paly
aminy avokoa ny rehetra
” (1 Kor 12, 26).

Ny Fiangonana dia fiombonan’ny olomasina satria olomasina no miaraka ao, ary satria zavatra masina no ifampizaràna ao : ny fitiavan’Andriamanitra izay nasehon’i Kristy antsika sy ny fanomezana rehetra avy aminy. Anisan’ireny koa ny valinteny avy amin’ireo rehetra nanaiky hoentanin’izany fitiavana izany. Ao amin’ny fiombonan’ny olona masina sy ny fifampizaràna ny zavatra masina dia tsy misy manana zavatra samirery, ary izay ananana dia iombonana. Ary satria mitambatra ao amin’Andriamanitra isika, noho izany dia afaka manao zavatra na dia ho an’izay lavitra antsika aza, na dia ireo tsy ho voavonjintsika amin’ny herin’ny tena samirery aza, satria mivavaka miaraka amin’izy ireo sy ho azy ireo ao amin’Andriamanitra, ka afaka miara-manatontosa ny asam-pamonjena.

2. “Aiza ny rahalahinao?” (Jen 4, 9) – Ny paroasy sy ny fikambanana

Tsy maintsy velona ao amin’ny fiainan’ny paroasy sy ny fikambanana kristianina ny fampianaran’ny Fiangonana. Tsapa eo anivon’ireny seha-piainan’ny Fiangonana ireny tokoa ve ny maha-vatana iray ny mpikambana rehetra ? Vatana iray izay mandray sy mizara ny fanomezana rehetra irin’Andriamanitra atolotra ? Vatana iray mahalala sy mikolokolo izay rantsana tena osa, tena mahantra sy tena madinika ? Sa kosa isika mialokaloka ao ambany fitiavana feno nofinofy varian’ny lavitra fa tsy mahita akory ilay Lazara eo ambany maso, mipetraka eo am-baravarantsika mihidy ? (jereo Lk 16, 19-31).

Mba handraisana sy hamokarana tanteraka ny fanomezan’Andriamanitra, dia tsy maintsy mihoatra ny soritry ny Fiangonana hita maso isika. Izany hoe, miombona amin’ny Fiangonana any an-danitra amin’ny alalan’ny fivavahana. Rehefa mivavaka ny Fiangonana eto an-tany dia misy fiombonan’asa sy fiombonam-pahasoavana tonga hatreo anatrehan’Andriamanitra. Miaraka amin’ireo olomasina izay efa henika an’Andriamanitra, ao anatin’izany fiombonana izany isika no maharesy ny tsy firaharahiana amin’ny alalan’ny fitiavana.

Tsy hoe feno voninahitra ny Fiangonana any an-danitra satria efa tsy miaina ny fahorian’ny tany intsony ka mifaly samirery. Tsia. Afaka mifaly sy miravo ny olomasina satria, noho ny fahafatesana sy ny fitsanganan’i Jesoa ho velona dia resin’izy ireo ny tsy firaharahiana ny hafa, ny hamafisan’ny fo, ny fankahalàna. Raha tsy mbola mandresy eto an-tany izany fitiavana izany dia miaraka amintsika izay mbola an-dalam-pivahiniana hatrany ny olomasina. I masimbavy Terezy avy any Lisieux, mpampianatry ny Fiangonana, izay resy lahatra fa ny haravoan’ny Lanitra vokatry ny fandresen’ny fitiavana voahombo dia tsy feno raha mbola misy olona iray monja mijaly sy mitaraina eto an-tany, dia nanoratra hoe : “Tsy mihevitra ny hipetra-potsiny aho any an-Danitra, ny faniriako dia ny hiasa hatrany ho an’ny Fiangonana sy ho an’ireo fanahy.” (Taratasy 254, 14 jolay 1897).

Isika koa dia mandray anjara amin’ny fahamendrehana sy ny hafalian’ny olomasina ary izy ireo dia mandray anjara amin’ny tolona sy ny faniriantsika filaminana sy fifankazahoana. Ny fahasambaran’izy ireo mianoka ny fandresen’i Kristy tafatsangan-ko velona dia mankahery antsika hihoatra ny endrika rehetra isehoan’ny tsy firaharahiana ny hafa sy ny fahidian’ny fo. Etsy andaniny, ny fikambanana tsirairay dia antsoina handingana ny tokonana manasaraka azy amin’ny fiaraha-monina manodidina sy amin’ny mahantra ary amin’ireo lavitra. Ny Fiangonana dia voaantso ho mpitondra hafatra, tsy mihidy aman-trano, fa irahina amin’ny olona rehetra. Izany iraka izany dia ny fitozoana hanambara eo amin’ny fiainana ho an’izay maniry hivimbina ny fahalemen’ny olombelona sy ny olona tsirairay mihitsy eo anatrehan’ny Ray. Izany iraka izany dia manambara fa tsy mety mangina ny fitiavana. Manaraka ny lalan’i Jesoa Kristy izay mizotra any amin’ny olona rehetra ny Fiangonana, hatrany am-paravazantany (jereo Asa 1,8). Hitantsika ao amin’ireo manodidina antsika araka izany ilay rahalahy, ilay rahavavy, izay namoizan’i Kristy aina sy nitsanganany ho velona. Izay azontsika rehetra dia ho azy ireo ihany koa. Toraka izany, izay ananan’izy ireo dia fanomezana ho an’ny Fiangonana sy ho an’ny olombelona rehetra.

Ry rahalahy sy anabavy malala, maniry tokoa aho raha maniry mba ho nosin’ny fifampitsinjovana eo an-dranomasin’ny tsy firaharahiana ny toerana rehetra anehoana ny Fiangonana, indrindra ny paroasintsika sy ny fikambanantsika !

3. “Tazomy mafy” (Jak 5,8) – Ny mpino tsirairay

Na isika tsirairay aza dia voasarika hiolonolona eo anatrehan’ny fahorian’ny hafa. Hetsaky ny filazam-baovao sy ny sary mampivarahontsana mitantara ny fijalian-draolombelona isika no sady mivala-ketraka ho tsy afa-manoatra. Inona no hatao tsy ho rendrik’izany tadion’ny tahotra sy ny fahalemena izany ?

Voalohany dia afaka miombom-bavaka amin’ny Fiangonana hita maso sy ny Fiangonana tsy hita maso isika. Aza hamaivanina ny herin’izany vavaka ataon’olona sesehena izany ! Ny fikasàna 24 ora ho an’ny Tompo izay antenaiko fa hotanterahin’ny Fiangonana rehetra, hatrany amin’ny diosezy, ny 13 sy 14 martsa, dia maneho fa ilaina ny vavaka.

Manaraka izany, afaka maneho fitiavana isika, na ho an’ny akaiky na ho an’ny lavitra, amin’ny alalan’ny fanampiana tanterahin’ireo vondrona mpanao asa soa maro ao anivon’ny Fiangonana. Ny Karemy dia fotoana tsara hanehoana ny fitsinjovana ny hafa amin’ny alalan’ny fihetsika, na kely aza saingy azo tsapain-tanana, fa iray fianakaviambe ny olombelona.

Ary farany, ny fijalian’ny hafa dia antso hiovàna fo satria mampatsiahy indray ny fahalemen’ny fiainako, ny fiankinan-doha amin’Andriamanitra sy ireo namana. Raha mangataka amim-panetrentena ny fahasoavan’Andriamanitra isika ka manaiky fa voafetra ihany ny fahafaha-manao zavatra, dia hatoky fa tsy misy fetra ao amin’ny fitiavany feno fatra. Ho voatohitra ny fakam-panahy izay mamitaka antsika ho mahavonjy tena no sady mahavonjy ny tontolo samirery.

Mba hanalavirana ny tsy firaharahiana sy ny fieboana ho mahavita zavatra, mangataka amin’ny rehetra aho mba ho fotoam-piofanan’ny fo ity Karemy ity, araka izay nolazain’i Benoît 16 (jereo Ansiklika Deus caritas est, lah. 31). Ny manana famindram-po dia tsy milaza hoe manana fo osa. Izay te ho be famindram-po dia tsy maintsy manana fo matanjaka, mahery, mihidy ho an’ny mpaka fanahy saingy misokatra amin’Andriamanitra. Fo manaiky hitsofohan’ny Fanahy sy hoentina amin’ny lalam-pitiavana mankany amin’ireo iraitampo. Fo tsotra miaiky ny fahantrany sy mitsinjo ny hafa.

Noho izany, ry rahalahy sy anabav
y malala, maniry hiara-mangataka aminareo amin’i Kristy aho amin’izao Karemy izao : “
Fac cor nostrum secundum cor tuum” : “Ataovy manahaka ny fonao ny fonay” (litanian’ny Fo Masin’i Jesoa). Dia mba hanana fo matanjaka sy feno fiantrana, fo mahatsinjo sy feno fitsimbinana, tsy mikainkona samirery sy misangodi-panina ao anatin’ny fanatontoloan’ny tsy firaharahiana ny hafa.

Izany no firariako, ary mivavaka ho anareo aho mba hamokatra ho an’ny mpino sy ny fikambanana tsirairay ny fizorana amin’ny Karemy. Mangata-bavaka aminareo koa aho. Hitso-drano anareo anie ny Tompo ary hiambina anareo anie i Maria Virjiny.

Avy eto Vatikana, ny 4 oktobra 2014, fetin’i masindahy François avy any Asizy.

(Dikan-teny ho an’ny katolika.org: Ignace Rasolo)

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Hafatry ny Papa andro maneran-tanin'ny Tanora

Hafatry ny Papa andro maneran-tanin'ny Tanora

“Sambatra ireo madio fo fa hahita an’Andriamanitra izy ireo” (Mt 5,8)

Ry tanora malala,


Tohizantsika ny fivahiniana masina am-panahy mankany Krakôvia (Pologna), toerana handray ny andro maneran-tanin’ny tanora eo amin’ny sehatra iraisam-pirenena, amin’ny jolay 2016. Nofidiantsika hitantana ny diantsika amin’izany ireo Fahasambarana araka ny Evanjely. Tamin’ny taona lasa isika dia nandinika ny fahasambaran’ireo mahantra am-panahy, ao anatin’ny fampianaran-dehibe nataon’I Jesoa teny an-tendrombohitra. Niarahantsika nahita tamin’izany ny tena hevitry ny fahasambarana, sy ny antso mafin’i Jesoa mba hirotsahantsika amin-kerim-po, amin’ny fikatsahana ny hasambarana. Amin’ity taona ity kosa isika dia handinika ny fahasambarana faha-enina manao hoe : « Sambatra ny madio fo fa hahita an’Andriamanitra izy » (Mt 5, 8).  

  1. Ny faniriana ho sambatra

Ny teny hoe « sambatra » na hoe « faly » dia miverina in-tsivy ao anatin’ny toriteny lehibe voalohany nataon’i Jesoa (cf Mt 5, 1-12). Toy ny fiverenan-kira mampahatsiahy antsika ny antson’ny Tompo izany teny izany, mba hizotra amin’ny làlana miaraka aminy, izay lalan’ny  tena fahasambarana, na dia eo aza ireo  fanamby maro tsy maintsy atrehina.

Eny, ry tanora malala, ny fitadiavana ny hasambarana dia iraisan’ny olona rehetra, amin’ny fotoana rehetra no sady tsy mifidy taona. Napetrak’Andriamanitra ao am-pon’ny olombelona tsirairay ny faniriana tsy hay tohaina ny ho faly sy ho sambatra, hanana ny fahafenoana. Tsy tsapanareo ve fa mitebiteby ny fonareo, ary eo am-pitadiavana mandrakariva ny soa sy ny tsara izay maha afa-diana azy amin’ny hetahetany tsy manam-pahataperana?

Ireo toko voalohany ao amin’ny Boky Jenezy dia maneho amintsika ny fahasambarana mahafinaritra niantsoana antsika, izay tsy inona fa ny fiombonana tanteraka amin’Andriamanitra, amin’ny hafa, sy amin’ny zavaboahary, ary amin’ny tenantsika. Efa tao amin’ny fandaharan’Andriamanitra hatrany am-piandohana ny nanokafany malalaka ho antsika olombelona ny fifandraisana akaiky aminy sy fahafaha-mahita Azy izay mahasambatra, ka mahatonga ny fahazavan’Andriamanitra nanenika ny fifandraisan’ny olona ho marina sy mangarahara. Tao amin’io fahadiovana tany am-piandohàna io dia tsy nisy avokoa, na ny” saron-tava”, na ny fanarian-dia, na ny antony hisitrihana tsy te hihaona amin’ny hafa. Nangatsakatsaka sy nazava ny fifandraisana rehetra.  

Rehefa nanaiky ho resin’ny fakam-panahy ny lehilahy sy ny vehivavy ka nanapaka ny fiombonana tsy misy ahiahy tamin’Andriamanitra, dia tafididitra tamin’ny tantaran’ny olombelona ny fahotàna (Gn 3).  Niharihary avy hatrany ny vokany teo amin’ny fifandraisan’izy ireo : tamin’ny tenany, tamin’ny izy samy izy ary tamin’ny zavaboahary.  Mampivarahontsana izy ireny ! Voaloto ny fahadiovana tany am-piandohana. Nanomboka teo, dia tsy afaka nihaona mivantana amin’Andriamanitra intsony ny olombelona. Nanaraka izany ny fironana hiafina, voatery  nanarona ny fitanjahany ny lehilahy sy ny vehivavy. Rehefa tsy nahazo ny fahazavana avy amin’ny fahitana  ny Tompo izy ireo dia niova tanteraka ny fijeriny ny zavamisy manodidina azy, lasa fohy fijery. Very zotra tsy nahita mari-drefy intsony ny “tondroavaratra” nitarika azy ireo avy ao anaty hikatsaka ny hasambarana hany ka voasinton’ny hery mandrirotra ho amin’ny fitiavan-tena hangorona sy ny fahafinaretana izay mitondra azy ireo ho ao anatin’ny hantsan’ny alahelo sy ny tebiteby lalina.

Hitantsika ao amin’ny salamo ny tarainan’ny olombelona avy ao amin’ny aty fanahiny ambarany amin’Andriamanitra : “Iza no hampahita antsika ny hasambarana ? Aoka hamiratra eo aminay ry Tompo ny fahazavan’ny endrikao » (Sal 4, 7). Ao anatin’ny hatsaram-pony tsy misy fetra ny Ray no mamaly izany fitalahoana izany ka naniraka ny Zanany. Ao amin’i Jesoa Andriamanitra no maka ny endriky ny olombelona. Tamin’ny fahatongavany ho nofo, ny fiainany sy ny fahafatesany ary ny fitsanganany ho velona no nanavotan’i Jesoa antsika tamin’ny fahotana ary nanokafany faravodilanitra vaovao, tsy azontsika noeritreretina hatramin’izay.

Koa ao amin’i Kristy ry tanora malala no hahitana ny  fahatanterahan’ny fikasanareo ho amin’ny soa sy ny tsara ary ny hasambarana amin’ny endriny lavorary. Izy irery ihany no afaka mamaly ny hetahetanareo, izay matetika tsy tanteraka, noho ny fampanantenana poakatin’izao tontolo izao. Arakan ny nolazain’i Md Joany Paoly II hoe : « Izy no hatsarana mahasarika anareo, Izy no mahatonga anareo hangetaheta ny zavatra tena misy fotony, izay manakana anareo tsy ho zatra amin’ny marimaritra iraisana mety hanimba. Izy no manentana
 anareo hanala ny saron-tava izay manimba ny fiainana, Izy no mamaky ao am-ponareo ireo  fanapahan-kevitra lalina tian’ny hafa hogejaina. Jesoa no mahatonga ny faniriana ao aminareo hanao ny fiainanareo ho zava-dehibe
 » (Alim-bavaka tany  Tor Vergata, 19 aogositra 2000 : Documentation catholique, 97 (2000), p. 778 ).

2. Sambatra ny madio fo……

Andeha àry hezahantsika halalinina  hoe amin’ny fomba ahoana tokoa moa no hahatratrarana ity hasambarana ity amin’ny alalan’ny fahadiovam-po. Alohan’ny zavatra rehetra, tsy maintsy   mahazo tsara ny hevitry ny teny hoe: “fo” ao amin’ny baiboly aloha isika. Amin’ny kolontsaina jody, ny fo dia foiben’ny fihetseham-po sy ny hevitra ary ny fikasàn’ny olombelona. Raha mampianatra antsika ny Baiboly hoe tsy mijery ny endrika ivelany Andriamanitra fa mijery ny fo (Cf. Iz.16, 7), dia azo lazaina ihany koa fa amin’ny alalan’ny fontsika no ahafahantsika mahita an’Andriamanitra. Satria ny fo no mamintina ny maha olombelona ny olombelona ao anatin’ny maha izy azy manontolo, amin’ny maha firaisan’ny vatana sy fanahy azy ary amin’ny fahafahany mitia sy hotiavina.

Raha ny mikasika ny famaritana ny hoe « madio » kosa dia ny teny grika katharos no ampiasain’i Matio evanjelista, ary ny dikany fototra dia hoe madio mangaraharaha, mangatsakatsaka, tsy misy singa mamindra aretina. Ao amin’ny Evanjely no ahitantsika an’i Jesoa mandrava ny fiheverana ny fahadiovana araka ny fomba amam-panao nianona tamin’ny  ivelany fotsiny sy nandràra ny fifampikasohana rehetra tamin-javatra  na tamin’ ny olona (toy ireo marary hoditra sy ireo vahiny) izay noheverina ho toy ny maloto. Hentitra dia hentitra ny tenin’i Jesoa tamin’ ireo Farisianina sy ny ankamaroan’ny Jody tamin’izany fotoana izany, izay tsy nisakafo raha tsy efa avy nidio sy nanaraka ny fomba maro mifandray amin’ny  fanasana ny fitaovana, nanao hoe : « tsy ny zavatra avy any ivelany miditra ao anatin’ny olona no mahaloto azy. Fa izay mivoaka avy amin’ny olona no mahaloto ny olona. Ny avy ao anaty, avy amin’ny fon’ny olona no ivoahan’ny hevi-dratsy : dia ny fakam-badin’olona, ny halatra, ny famonoan’olona, ny fijangajangàna, ny fitiavan-karena , ny hasomparana,  ny hafetsen-dratsy, ny fanaranam-batana, ny fitsiriritana, ny vava ratsy fanalam-baraka, ny fiavonavonana, ny fahadalana » (Mk 7, 15. 21-22).

Manao ahoana indray àry izany hoe fahasambarana mipoitra avy amin’ny fo madio izany? Raha miainga amin’ireo lisitry ny ratsy mahatonga ny olona haloto notanisain’i Jesoa ireo, dia hitantsika fa mikasika indrindra ny seha-pifandraisantsika amin’ny hafa avokoa ny fanontaniana. Isika tsirairay dia tsy maintsy mianatra mandanjalanja sy manavaka tsara izay mety mandoto ny fontsika, manofana ny feon’ny fieritreretana hahitsy sy ho matsilo, hahafahany “mandanjalanja sy mamantatra izay sitrapon’Andriamanitra, izay sady soa sy ankasitrahany no lavorary” (Rm 12, 2). Raha ilaina ny fikajiana ny zavaboary, mba ho fahadiovan’ny rivotra sy ny rano ary  ny sakafo, moa tsy ambony lavitra noho izany no tsy maintsy hitandrovantsika ny fahadiovan’izay sarobidy indrindra ananantsika dia ny fontsika sy ny fifandraisantsika. Ny “fandalinana ny fifandraisantsika amin’ny tenantsika sy amin’ny hafa” no hanampy antsika hiaina amin’ny  rivotra madio, avy amin’ny zavatsoa, avy amin’ny fitiavana marina, avy amin’ny fahamasinana.

Indray andro aho nanontany anareo hoe aiza ny harenareo ? Harena inona no ifotoran’ny fonareo ? (Dinidinika niaraka tamin’ ireo tanora avy any Belzika, ny 31 mars 2014). Marina tokoa fa ny fontsika dia mety hiraikitra amin’ny harena tena izy na ny harena sandoka, mety mahita fiadanana azo antoka, na mety ho sondrian-tory, manjary kamo sy domelina. Ny fifandraisantsika amin’Andriamanitra no harena sarobidy indrindra ho antsika eo amin’ny fiainana. Resy lahatra amin’izany ve ianareo ? Tsapanareo ve ny maha sarobidy anareo eo imason’Andriamanitra? Fantatrareo ve fa sady tiany ianareo no raisiny tsy misy fepetra amin’ny maha izy azy anareo tsirairay avy? Raha mihena izany  fahatsapàna izany, dia hanjary ho ankamantatra saro-baliana ny olombelona, satria ny fahatsapana fa tia antsika tsy misy fepetra Andriamanitra no manome heviny ny fiainantsika. Tadidinareo ve  ny resak’i  Jesoa tamin’ilay tovolahy mpanakarena (Mk 10, 17-22) ? Nambaran’iMarka evanjelista fa nijery azy ny Tompo ka  tia azy (and. 21), ary nasainy izy hanara-dia azy mba hahita ny harena marina. Mirary anareo aho, ry tanora malala, mba homba anareo mandritra ny androm-pianinanareo io  fijerin’i Kristy feno fitiavana io.

Ny androm-pahatanorana no fotoana ivelaran’ireo haren-dehiben’ny fitiavana anatinar
eo, ny faniriana lalina ny fitiavana marina, kanto sy lehibe. Hery tsy hay tohaina toy inona no mipoitra avy amin’ny fahafaha-mitia sy ny fahatsiarovana ho tiana izany! Aoka tsy hosimbainareo na hodisoinareo izany soa toavina sarobidy izany. Tonga izany rehefa ampiasaintsika ho fitaovana hahatongavana amin’ny tanjona feno fitiavan-tena ny namantsika mandritra ny fifandraisana aminy, ka indraindray aza dia atao toy ny zavatra hakàna fahafinaretana fotsiny. Maratra sy malahelo ny fo aorian’ireny andram-piainana ratsy ireny. Miangavy anareo aho : aza matahotra ny fitiavana marina, izay nampianari’I Jesoa antsika sy novelabelarin’i Masindahy Paoly manao hoe : “Ny fitiavana dia sady mahari-po no malemy fanahy, ny fitiavana dia tsy mialona, tsy manaonao foana, tsy mieboebo, tsy manao ny tsy mendrika, tsy mitady ny ho azy, tsy mora tezitra, tsy manao an-dolom-po, tsy mifaly noho ny tsy marina ataon’ny olona fa mifaly noho ny fahamarinany, manala tsiny ny zavatra rehetra, manam-pinoana amin’ny zavatra rehetra, manam-panantenana amin’ny zavatra rehetra, mandefitra ny zavatra rehetra. Ny fitiavana dia tsy hanam-pahataperana” (1Kor 13, 4-8).

Eto am-panasàna anareo hahita indray ny hatsaràn’ny antso ho an’ny olombelona ho amin’ny fitiavana aho, no mamporisika anareo koa hanohitra ny firehana miely hanaovana ny fitiavana ho toy ny zavatra tsinontsinona, indrindra raha ahen-danja amin’ny maha lahy sy vavy ao amin’ny firaisan’ny nofo fotsiny, ka anesorana amin’ny fitiavana ireo mampiavaka azy manokana dia ny hatsarana, ny fiombonana, ny tsy fivadihana amim-panajana ary ny maha tompon’andraikitra.

Ry tanora malala « ao anatin’ny kolontsain’ny vonjimaika, ny samy manao izay mety aminy, dia maro no mihevitra sy milaza fa ny zava-dehibe dia ny « mahazo fahafinaretana » eo no ho eo, ka tsy ilaina ny mirotsaka mandritra ny androm-piainana manontolo, ny manao safidy matotra, « ho mandrakizay », satria tsy hay izay havoakan’ ny ampitso. Izaho kosa dia milaza aminareo ny mifanohitra amin’izany, miangavy sy mangataka aminareo aho mba ho revôlisionera ianareo, sahia manoha riana ; sahia manohitra ny kolontsain’ny  vonjimaika izay mihevitra, fa tsy afaka  hiantsoroka ny andraikitrareo ianareo, mihevitra fa tsy afaka hitia marina ianareo. Matoky anareo tanora aho ary mivavaka ho anareo. Manàna herim-po handeha “ hanoha riana ”. Ary manàna koa herim-po ho sambatra marina”. (Fihaonana tamin’ny tanora volontaires tany Rio, 28 jolay 2013).

Aoka ianareo ry tanora, ho mpikaroka mahafatram-po ! Raha mirotsaka mamantatra ny fampianaran’ny Fiangonana ao amin’io sahan’asa io ianareo, dia ho fantatrareo fa ny finoana kristianina dia tsy mifototra amin’ny karazana fandrarana, mangeja ny faniriantsika te ho sambatra, fa mifototra amin’ny fikasana  hanorina fiainana afaka mampigaga ny fontsika !

3…Fa hahita an’Andriamanitra izy.

Ao am-pon’ny olona tsirairay no andrenesana tsy tapaka ny fanasàn’ny Tompo hoe “Tadiavo ny endriko!”(Sal 27, 8). Miaraka amin’izany koa no tokony iantrehantsika ny toetra maha mpanota mahantra antsika. Izany no vakiantsika, ohatra, ao amin’ny salamo manao hoe : “Iza no afaka hiakatra any amin’ny tendrombohitry ny Tompo sy hitoetra amin’ny toerany masina ? Ny olona madio fo, izay tsy manan-tsiny ny tanany” (Sal 24, 3-4). Fa tsy tokony hatahotra isika na ho kivy : hitantsika, ao amin’ny Baiboly sy ao amin’ny tantaran’ny tsirairay amintsika, fa Andriamanitra hatrany no manolo-pihavanana voalohany. Izy no manadio antsika mba ho mendrika hijoro eo anatrehany isika.

Rehefa nandray ny antson’ny Tompo hiteny amin’ny anarany ny mpaminany Izaia, dia natahotra, ka niteny hoe : « Loza ho ahy ! Very aho, satria izaho maloto molotra » (Iz 6, 5). Kanefa, ny Tompo nanadio azy, nandefa ny anjely nikasika ny molony sy niteny hoe : « Afaka ny hadisoanao, voavela ny fahotanao » (and. 7). Ao amin’ny Testamenta Vaovao, raha niantso ny mpianany voalohany teo amin’ny farihin’i Genezareta i Jesoa sy nanao zava-mahatalanjona tamin’ny fanjonoana mampiaiky volana, dia nitalaho teo antongony i Piera nanao hoe : « Mialà amiko, Tompoko, fa mpanota aho » (Lk 5, 8). Tsy ela ny valiny : « Aza matahotra, fa hatramin’izao dia hanarato olona ianao » (and. 10). Ary raha nanontany an’I Jesoa ny iray tamin’ny mpianany hoe “Tompo, asehoy anay ny Ray, dia ampy anay izany”, novalian’ny Mpampianatra hoe : “Izay nahita ahy dia nahita ny Ray” (Jo 14, 8-9).

Mivantana aminareo tsirairay avy, n’aiza n’aiza toerana misy anareo ny fanasan’ny Tompo anareo hihaona aminy. Ampy ny “mandray fanapahan-kevitra hanaiky hihaona aminy, hitady azy isan’andro vaky. Tsy misy antony hieritreretana hoe tsy ho ahy izany fanasàna izany” (Hafalian’ny Evanjely n° 3). Mpanota avokoa isika, mila diovin’ny Tompo. Ampy anefa ny manao dingana kely mankeny amin’I Jesoa mba hahitàna fa mamela-tanana miandry antsika mandrakariva izy, indrindra amin’ny alalan’ny Sakrametan’ny Fampihavanana, fotoana tsara hihaonana amin’ny famindram-pon’Andriamanitra izay manadio sy manavao indray  ny fontsika.

Eny, ry tanora malala, te hihaona amintsika ny Tompo, manaiky ho “hitantsika izy”. “Fa amin’ny fomba ahoana ?”, hoy angamba ianareo. Masimbavy Terezy avy any Avilà, teraka tany Espagne, 500 taona lasa izay, tamin’izy mbola zaza dia niteny tamin’ny Ray aman-dReniny hoe : “Te hahita an’Andriamanitra aho”. Avy eo dia hitany ny lalan’ny vavaka, toy ny “fifandraisan’ny mpisakaiza, fifampiresahan’ny fanahy miaraka amin’Ilay fantany fa tia azy” (Le livre de sa vie, 8, 5). Arak’izany, manontany anareo aho : mivavaka ve ianareo ? Fantatrareo ve fa toa ny mitafa amin’ny namanareo iray no hahafahanareo miresaka amin’i Jesoa, amin’ny Ray, amin’ny Fanahy Masina? Ary tsy hoe namanamana, fa tena namanareo akaiky sy mahatoky indrindra ! Manaova an’izany am-pahatsorana. Ho hitanareo izay nolazain’ny tambanivohitra iray tany Ars, tamin’ilay pretra masina tao an-tanànany : rehefa mivavaka eo anoloan’ny tabernakla aho, “Izaho mijery azy, ary izy mijery ahy” (Katesizin’ny Fiangonana Katôlika n° 2715).

Averiko indray, manasa anareo aho hihaona amin’ny Tompo amin’ny famakiana matetika ny Soratra Masina. Raha tsy zatra izany ianareo, atombohy amin’ny Evanjely. Mamakia andalan-tsoratra masina iray isan’andro. Avelao ny Tenin’Andriamanitra hiteny ao am-ponareo, hanazava ny dianareo (Sal. 119, 105). Ho tsapanareo fa hay afaka “mahita” an’Andriamanitra amin’ny alalan’ny endriky ny rahalahy, indrindra amin’ny endrik’ireo tsy misy mahatsiahy ianareo : ny mahantra, ny noana, ny mangetaheta, ny vahiny, ny marary, ny voafonja (Mt 25, 31-46). Mbola tsy nahatsapa izany ve ianareo? Ry tanora malala, mba hahafahantsika miditra ao amin’ny lojikan’ny Fanjakan’Andriamanitra, dia tsy maintsy mahatsapa tena ho mahantra miaraka amin’ny mahantra isika. Ny fo madio dia tsy maintsy fo mahay mamoy fananana, mahay manetry tena sy mizara ny fiainany miaraka amin’ireo tena sahirana.

Ny fihaonana amin’Andriamanitra ao amin’ny vavaka, amin’ny famakiana ny Baiboly sy amin’ny alalan’ny fiainam-pirahalahiana no hanampy anareo hahalala ny Tompo sy ny tenanareo. Toa ireo mpianatra tany Emaosy (Lk 24, 13-35), ny feon’i Jesoa no hampirehidrehitra ny fonareo ary hisokatra ny masonareo mba hahalalanareo ny fisiany ao amin’ny tantaranareo, ka hahitanareo ny fikasany feno fitiavana ho an’ny fiainanareo.

Ny sasany aminareo mahatsapa na hahatsapa ny antson’ny Tompo ho amin’ny fanambadiana, hanorina fianakaviana. Maro no mihevitra fa “lany andro” io antso io, nefa tsy marina izany ! Noho io antony io indrindra, ny ankohonam-piangonana manontolo dia mandinika manokana momba ny antso sy ny iraka ataon’ny fianakaviana ao anatin’ny Eglizy sy eo amin’izao tontolo izao ankehitriny. Ankoatr’izany, manentana anareo aho mba handinika ny antso ho amin’ny fiainana voatokana na ho pretra. Tsara ery ny mahita ireo tanora mamaly ny antso hanolotena tanteraka ho an’i Kristy sy hanompo ny Eglizy ! Manontania tena ianareo miaraka amin’ny fo madio, ary aza matahotra an’izay angatahan’Andriamanitra aminareo! Manomboka eo amin’ny “eny” hamalianareo ny antson’ny Tompo, dia hanjary voa famafy vaovaon’ny fanantenàna ao amin’ny Eglizy sy ao amin’ny fiaraha-monina ianareo. Aza hadinoina: ny sitra-pon’Andriamanitra no hasambarantsika !

4. Eny an-dàlana mankany Krakôvia

« Sambatra ny madio fo fa hahita an’Andriamanitra izy » (Mt 5, 8). Ry tanora malala, araka ny hitanareo, ity fahasambarana ity dia tena mahakasika akaiky ny fisianareo, ary izy no antoka hahasambatra anareo. Izany no mahatonga ahy hamerina indray hoe : manàna ianareo herimpo ho sambatra !

Ny andro maneran-tanin’ny tanora amin’ity taona ity dia mitondra antsika amin’ny dingana farany amin’ny làlana iomanana mankany amin’ny fotoan-dehibe manaraka ifamotaonan’ny tanora maneran-tany any Krakôvia, amin’ny 2016. Telopolo taona lasa indrindra izay, Masindahy Joany Paoly II no namorona tao amin’ny Eglizy ny andro maneran-tanin’ny tanora. Tena fahasoavan’Andriamanitra ary mitarehim-mpaninaniana tokoa ity fivahiniana masina ataon’ny tanora mitety kaontinanta maro eo ambany fitarihan’ny dimbin’i Piera ity. Miara-misaotra ny Tompo isika noho ny vokatsoa sarobidy nentiny teo amin’ny fiainan’ny tanora maro manerana ny planeta ! Endrey ny fahitan-java-baovao mavesa-danja, indrindra ny nahitàna an’i Kristy, Lalana sy Fahamarinana ary Fiainana, ary ny fahitana ny Eglizy toy ny fianakaviana lehibe iray sy mampiantrano ! Niteraka fiovam-piainana sy famaliana ny Antso ireny fihaonana ireny ! Enga anie Masindahy Joany Paoly II, mpiahy ny JMJ, hivavaka ho an’ny fivahiniana masina ataontsika mankany Krakôvia. Ary enga anie ny fijerin-drenin’I Maria Virjiny sambatra, feno hasoavana, tsara indrindra sy madio tanteraka, hambomba antsika amin’ity lalana ity.

Natao teto Vatican, ny 31 janoary 2015,
Fahatsiarovana an’i Md Joany Bosco.

Dikanteny VPKT

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